28.04.2009

La grande méchante entreprise ?

Après Microsoft, c'est Google qui commence à faire l'unanimité contre lui dans le monde. Le grand méchant Google à force d'expérimentations arrive à faire râler tout le monde : agrégation de news sur la page d'accueil Google qui font grincer des dents les producteurs d'infos, projet avorté de bibliothèque mondiale faute de pouvoir acquérir les droits nécessaires, soutien aux radios retiré lorsque la politique de Google change, des producteurs de logiciels qui s'estiment lésés par les usages de Google... La fronde commence à rassembler de très nombreux intervenants du monde de l'Internet... (billet d'humeur entendu sur France Inter ce matin)

Peut-être est-il temps pour nous pauvres utilisateurs dépouillés de leur intimité numérique de choisir d'autres moteurs de recherches?

Alors cliquez utile!

C.

26.04.2009

le livre de la semaine (5)

Le livre de la semaine a une apparence un peu banale, peut-être, au début on peut même se dire : "bof!", mais il faut s'accrocher !! Il s'agit de Bonté de Carol Shiels, d'abord paru en anglais et au Canada en 2002 (Unless, chez Random House) puis traduit pour Calmann-Lévy en 2003 par Céline Schwaller et disponible maintenant en français au Livre de Poche (n°30421) même si le site de la fnac m'indique qu'il est épuisé pour l'instant... Voilà, comme ça vous savez tout, et vous savez ce qui vous reste à faire. L'histoire met pas mal de temps à s'installer, mais ensuite on voit l'intérêt de tout cela, et promis vous ne regretterez pas vos efforts.

Voici la présentation de l'éditeur, et si vous comptez sur moi pour vous en dire plus, autant vous dire que vous vous fourrez le doigt dans l'oeil assez profondément, je serai muet comme une tombe : A quarante-quatre ans, Reta Winkers est une femme heureuse. Romancière, traductrice, mère de trois enfants, elle voit sa tranquille existence bouleversée le jour où Norah, sa fille aînée, disparaît. On la retrouve assise au coin d'une rue de Toronto, plongée dans un mutisme total. Autour de son cou, un écriteau où l'on peut lire le mot "bonté". Ce drame conduit chaque membre de la famille à se remettre en question. La vie intérieure de Reta et son écriture s'en trouvent radicalement transformées. D'incessantes questions se bousculent dans sa tête pourquoi n'a-t-elle pu empêcher la fuite de sa fille ? S'agit-il d'un acte de révolte ou d'un simple appel au secours ? Que faire pour ramener Norah à la "vie" ? Dans ce récit d'une introspection, Carol Shields nous livre par petites touches, d'une plume grave mais souvent teintée d'humour et d'ironie, les clés d'une réflexion brillante sur la société actuelle et sur la place que celle-ci accorde aux femmes.

Allez, je suis sympa, je vous donne quand même un extrait...

(p. 108) :

"J'ai besoin d'approfondir ce problème des femmes, la façon dont elles sont évincées et exclues des droits les plus fondamentaux.

Mais nous sommes allés si loin ; c'est ce que pensent les gens. Si loin par rapport à cinquante ou cent ans en arrière. Eh bien non, nous sommes arrivées au nouveau millénaire et nous ne sommes pas "arrivées" du tout. On nous a envoyées dans un trou et fait disparaître. Personne n'est aveugle au point de ne pas reconnaître le pouvoir du fort sur le faible et, par conséquent, la probabilité de la défaite. Dimanche dernier encore, je crois, j'ai vu ce vieux machin sur Channel 2, dans l'émission Literary Lights, l'autre, là, avec sa tête bien faite, carrée et osseuse, ses oreilles transparentes collées à son crâne, son air d'avoir quatre-vingt ans et de prendre ça avec espièglerie.

"Selon vous, quelles ont été vos influences majeures ? lui a-t-on demandé.

- Hmm."

Cela exigeait une réflexion littéraire soigneuse, mais pas trop.

"Tchekhov, sans aucun doute", a-t-il répondu, le visage soudain mou comme de la pâte à pain. "Et Hardy. Et, bien sûr, Proust, cela va sans dire."

Qu'est-ce qu'il lui prend, à cet homme ? N'a-t-il jamais entendu parler de Virginia Woolf ? N'est-il pas assez courageux pour prononcer les noms : Danielle Westerman ou Iris Murdoch ? Mais bien sûr, il n'est pas question ici de courage ; l'idée ne l'a simplement pas effleuré.

Mais attention ! Voici venir la question sur les femmes, posée par la présentatrice froissée et angoissée, avec sa coiffure élaborée et son tailleur, qui transpire en consultant ses notes d'un coup d'oeil craintif :

"Qu'en est-il des (pause) femmes écrivains ? Les femmes ont assurément remodelé le discours de notre siècle.

- Hmm."

Nouvelle réflexion profonde, nouveau tripotage de soucils mous entre le pouce et l'index, puis il regarde avec espoir la caméra et dit :

"Eh bien, au XIX siècle... il y a bien eu quelques femmes écrivains intéressantes à cette époque..."

Oui, mais. L'émission s'arrête dans trente secondes et il ne va pas mettre un nom de femme sur la majestueuse fermeture en fondu que le caméraman fait sur lui.

Les femmes ont été entravées par des responsabilités transmises de génération en génération, aurait-il pu dire si l'animatrice lui avait donné le temps ou les encouragements nécessaires, ou s'il avait été embarrassé de rester muet devant tant de personnes. Les femmes devaient s'occuper des enfants, ramasser des herbes ou des racines comestibles. Vous voyez, aurait-il pu dire, en agitant le petit doigt, c'est une question de biologie et de destinée. Les femmes ont été gênées par leur biologie. Gênées ; une notion tellement neutre et dénuée d'ingénuité, une notion qui écarte la responsabilité."

Si l'on s'amuse à compter le nombre d'écrivaines dans la "bibliothèque" de l'Encyclopédie Universalis (des fiches de lectures de "classiques" du monde entier rédigées par des universitaires) c'est assez édifiant et cela conforte me semble-t-il le propos de la narratrice, Reta : 26 écrivaines seulement sur plus de 700 fiches de lectures !!!! (Anna Akhmatova, la comtesse d'Aulnoy, Jane Austen, Thérèse d'Ávila, Karen Blixen, Charlotte Brontë, Emily Brontë, Christine de Pizan, Colette, Simone de Beauvoir, Emily Dickinson, Marguerite Duras, George Eliot, Annie Ernaux, Nadine Gordimer, Mme de La Fayette, Selma Lagerlöf, Clarice Lispector, Toni Morrison, Murasaki Shikibu, Nathalie Sarraute, Madame de Sévigné, Mlle de Scudéry, Germaine de Staël, Virginia Woolf, Marguerite Yourcenar) De plus, elles n'ont qu'une fiche chacune, alors que pas mal de "grands auteurs" masculins en ont plusieurs, parfois presque une dixaine... On peut dire que c'est idiot de classer des auteurs en fonction de leur genre, d'accord, mais c'est aussi assez effarant, quand on le fait, de voir la discrimination que subissent les femmes dans le domaine de la littérature en particulier...  Les "grands auteurs" sont toujours des mecs, ou sinon des "femmes cachées" (George Eliot, George Sand) et quelques exceptionnelles "grandes dames" (on ne dit pas "grande auteure", dans ce cas-là, encore une façon de souligner une différence symbolique, presque "inconsciente"...)

La réflexion du Dimanche 26/04

Ce dimanche, il va falloir travailler un peu pour découvrir l'auteur et l'origine de la citation  mais ce ne derait pas être difficile pour les étudiants studieux :

"Il faut impérativement leur apprendre à se repérer dans cette immmense bibliothèque mondiale où rien n'est hiérarchisé!"

J'attends vos réponses et vos commentaires!

Bonne méditation.

C.

24.04.2009

Place de la Toile se donne à voir

Sur France culture, l'émission Place de la Toile s'est transporté à La Cantine à Paris, haut lieu des TIC, pour une émission qui traite notamment des biblitohèques numériques dont Europeana et la toute nouvelle Blibothèque numérique mondiale.

Pour découvrir ou re-découvrir l'émission, vous pouvez la visionner sur : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissio... et l'écouter bien sûr!

Bonne écoute

C.

21.04.2009

La bibliothèque numérique mondiale

Le projet d'une bibliothèque numérique mondiale au contenu multilingue a été lancée par une proposition de la Bibliothèque du Congrès avec le support de l'Unesco. Mise en ligne aujourd'hui, avec plus d'un millier de documents du monde entier, la Bibliothèque Numérique Mondiale est surtout une vitrine des patrimoines culturels (livres mais surtout cartes et illustrations) des pays participants. La conception de la page d'accuel incite en effet à la flanerie par continent parmi des documents exceptionnels.

La recherche est aussi possible, évidemment, grâce au catalogage simplifié des documents, soit en navigant par Lieu/période/thème/institution soit par une recherche de type plein texte.

Un très bel objet que l'on visite comme un musée plutôt que comme une bibliothèque...

http://urfistinfo.blogs.com/urfist_info/2009/04/le-jour-j...

C.

A voir, côté littérature jeunesse

http://www.wdl.org/fr/item/338/ (Contes de Hans Andersen, XXème s.)

http://www.wdl.org/fr/item/355/ (Fables de la Fontaine, XIXème s.)

 

20.04.2009

Chic, c'est mercredi?

Et voilà, à peine modifiées, les rythmes scolaires sont de nouveau au cœur du débat, surtout pour les élus... La grande fatigue des élèves sert de point de départ à cette contestation de la semaine des quatre jours pourtant adoptée par parents et enseignants. Profitant des libertés accordées par la loi, certaines municipalités ont lancé la proposition d'une semaine de quatre jour et demi avec le mercredi matin, permettant de raccourcir en théorie les journées de nos chères têtes blondes d'une heure par jour... Sauf que...

C'est ignorer que le temps social des parents a des répercussions sur les enfants et que rares sont ceux qui peuvent imaginer travailler tout en étant à 15h30 devant les portes de l'école... Alors si on peut croire qu'il serait profitable pour les enfants d'être plus à l'école comme le pensent certains pédagogues (et même si cela peut blesser les parents qui prennent à cœur leur fonction éducative), ce n'est pas plus d'école que l'on propose c'est plus de garderie! Car le temps passé devant les professeurs des écoles restera similaire quelque soit l'organisation choisie et le rythme de travail des parents ne sera pas aménagé.

C'est ignorer que mettre les enfants une matinée supplémentaire à l'école, cela suppose un lever matinal supplémentaire avec le stress d'arriver en retard à l'école. C'est surtout oublier qu'après cette matinée il faut organiser la journée des enfants quand les parents travaillent : qui ira les chercher, les fera manger puis les conduira aux activités choisies ou aux modes de garde habituelles de ces enfants (nounou, grands-parents....) ? Au final, seront-ils plus reposés après avoir été transbahutés d'un lieu à l'autre?

Alors si l'on peut comprendre ceux qui mettent au centre de la question les enfants, il faut bien se rendre compte que les parents restent dépendants d'un monde du travail de plus en plus difficile et qui exigent d'eux de plus en plus de flexibilité... Alors pour un meilleur rythme des enfants, peut-être faudrait-il mieux se pencher sur l'organisation de la vie sociale plutôt que d'offrir aux élèves plus d'école... et plus de garderie!

Une synthèse sur : http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/04/20/rythmes-...

A savoir que les réunions de concertation proposées par la mairie de Lille ont pour l'instant montré surtout une vive opposition des parents et des enseignants. Philippe Meirieu, invité en guest-star pour défendre le projet, s'est aussi avéré beaucoup moins catégorique que ne l'espérait les défenseurs du mercredi matin...

Tenez nous au courant des débats et de vos positions sur le sujet

C.

 

19.04.2009

La réflexion du Dimanche 19/04/09

En cette période de début de vacances et de révision intense pour ceux qui préparent les oraux, une réflexion sérieuse et intelligente pour démarrer la semaine dans les bonnes dispositions!

"Le livre, c'est le meilleur et le plus réfléchi de l'esprit de l'Homme, c'est la continuation et la fixation de sa parole, et celle-ci est le lien social par excellence, l'instrument sinon la forme même que prend l'intelligence"

Paul Otlet

Alors quelle forme va prendre votre intelligence ces jours-ci?

C.

18.04.2009

Flicage du web ?

Version prévention, séance de sensibilisation , fin mars, des parents aux dangers du web grâce à un outil pédagogique élaboré par des gendarmes du Pas-de-Calais.

Le pire du web, entre aide au suicide, apologie du IIIème Reich, traque de pédophile sur le net, escroquerie à la carte bancaire montée par des ados..., a été ainsi présenté aux parents avec force exemples effrayants et éffarants pour bien faire passer le message que les enfants sont loin d'être à l'abri derrière leur ordinateur!

(Voix du Nord du 01/04/2009, édition d'Arras, rubrique faits divers/justice)

Version enquête, les vérifications de la police sur le web 2.0., le plus grand fichier de police!

La simple navigation dans les informations personnelles rendues publics par l'intermédiaire des réseaux sociaux comme Facebook permettent d'identifier le réseau personnel de la personne sur le compte duquel on enquête : amateurs de Facebook, attention à qui vous vous liez....

Et pour une bonne vengeance froide, pourquoi ne pas usurper l'identité de son pire ennemi sur un réseau social et lui attribuer quelques mauvaises expériences... Mais attention les conséquences peuvent être redoutables pour la personne  car les agences de recrutement n'hésitent pas se servir de Facebook plutôt que du CV.

Et pas si évident de faire disparaître des données compromettantes, essayez d'effacer votre profil Facebook pour voir, même la CNIL ne peut garantir que vous y parviendrez...

Enfin sachez qu'en France il y a un vide juridique concernant l'usurpation d'identité sur les supports numériques pour l'instant et que les informations déposées sur les réseaux sociaux peuvent être très bien hébergées dans des serveurs étrangers ne dépendant pas de la loi française...

(Metro du 17/04/09, édition Lille métropole, rubrique l'info)

Alors avant de déposer des photos compromettantes prises dlors de votre dernière fête, réfléchissez bien, une fois publiées sur le web vous ne savez pas dans quelles mains elles tomberont, même longtemps après que vous les ayez oubliées...

C.

 

16.04.2009

le livre de la semaine (4)

Prenez quatre caricatures : Maureen, la vieille catho coincée (tiens, c'est original !), coincée d'ailleurs dans les deux sens du terme, dans sa tête et dans sa vie, avec un fils handicapé qui la ronge ; Jess, la "Fille De", qui se la joue "ado rebelle" et "fille à problèmes" ; JJ, l'Américain stéréotypé, rock star ratée et désabusée, et enfin, last but not least, Martin, le présentateur TV détruit par un scandale sexuel retentissant...

Mixez et servez très frais, avec un zeste de folie et une bonne pincée d'humour, et vous obtiendrez peut-être Vous descendez?, un livre de Nick Nornby, auteur culte outre-Manche.

Ces personnages caricaturaux (avec de très grosses ficelles dans la caricature !) ont "heureusement" un point en commun : vouloir en finir avec la vie. Mais au moment de sauter, le fait de se rencontrer va changer quelque peu leurs plans : la confrontation à une altérité déprimée leur redonne paradoxalement goût de vivre...

La langue est souvent relâchée et peu différenciée malgré l'alternance des narrateurs (les quatre personnages) mais on peut aussi mettre cela en partie sur le compte de la traduction. En outre, des répétitions d'effets un peu abusives ("pardon Maureen", par exemple...) rendent parfois la lecture légèrement pénible, mais il y a aussi des moments franchement drôles...

Sur la "critique à lunettes" :

Je trouve que ce livre est un bon exemple pour parler de la critique à lunettes, c'est-à-dire une critique particulièrement focalisée et subjective, comme à travers le filtre particulier des lunettes qui nous sont personnelles.

Entendons-nous bien, il n'y a pas de lecture "neutre" d'un texte quel qu'il soit, mais la critique à lunettes est un parti-pris : il s'agit délibérément de se focaliser sur un angle particulier d'un texte et d' extraire plus ou moins artificiellement des éléments qui, sortis de leur contexte peuvent être interprétés de toutes sortes de manières. Cela peut être amusant, comme ici j'espère, mais aussi parfois très dangereux (ex : des extraits du Lévitique sortis de leur contexte... bonjour les fanatismes...)

Je vous "balance" les extraits choisis, vous verrez de quel type de focalisation il s'agit ici, et ensuite le défi c'est de les re-situer dans leur contexte... en lisant le livre, bien entendu ! Vous percevrez probablement les extraits ci-dessous assez différemment...

Bonne lecture !

« Mon sentiment personnel, concernant JJ, c’est qu’il était peut-être homosexuel, parce qu’il avait les cheveux longs et parlait américain. Beaucoup d’Américains sont gays, non ? Je sais que ce ne sont pas eux qui ont inventé l’homosexualité, on dit que ce sont les Grecs. Mais ils ont contribué à la remettre à la mode. Les gays, c’est un peu comme les jeux Olympiques : ils avaient disparu jadis, et puis au XXe siècle, ils ont été remis au goût du jour. Enfin, bref, je ne savais rien sur les homosexuels, alors je ne pouvais que supposer qu’ils étaient tous malheureux et qu’ils voulaient se suicider. Mais moi… » (Maureen, p.46)

 

« Je voudrais vous parler de mon ancien groupe - peut-être, j’imagine, parce que j’avais commencé à considérer cette bande comme mon nouveau groupe. On était quatre et on s’appelait Big Yellow. Notre premier nom, c’était Big Pink en hommage à l’album du Band, mais tous les gens ont cru qu’on était un groupe gay, alors on a choisi une autre couleur. » (JJ, p.78)

 

« Il y a quelques années, Cindy (l’ex-femme de Martin) s’était inscrite à l’un de ces redoutables groupes de lecture où des lesbiennes malheureuses et frustrées issues des classes moyennes papotent pendant cinq minutes sur un roman qu’elles ne comprennent pas, puis passent le reste de la soirée à se lamenter sur les hommes, ces affreux. » (Martin, p.100)

 

« J’ai passé toute ma vie avec des gens qui ne lisaient pas - mes parents, ma sœur, la plupart des gens du groupe, surtout la section rythmique. A force, vous finissez pas être drôlement sur la défensive. Combien de fois accepterez-vous de vous faire traiter de tapette avant d’exploser ? Ca ne me gêne pas de me faire traiter de tapette, certains de mes meilleurs amis, etc., mais pour moi, être une tapette signifie aimer les mecs, et non pas Don De Lillo - qui est certes un mec, à ce qu’on dit, mais ce sont ses bouquins que j’apprécie, pas son cul. Pourquoi la lecture fait-elle tellement flipper les gens ? » (JJ, p.199)

 

« Je dois ajouter à mon grand regret que j’ai pris les poignées du fauteuil de Matty (le fils handicapé de Maureen) et que je me suis mis à le pousser d’avant en arrière. Soudain, l’idée de placer la main sur ma hanche, tout en continuant mes simagrées, m’a paru du meilleur effet, je suggérais ainsi que pousser des gens en fauteuil roulant était une activité d’éfféminé. » (Martin, p.289)

 

« Pourquoi avoir fait tout ce chemin si c’est pour me cogner ?

- C’est typiquement un truc à la Butch Cassidy et le Kid, a dit Lizzie (ex-petite amie de JJ). Vous avez envie de coucher ensemble, mais vous ne pouvez pas parce que vous êtes tellement hétéros.

Cette remarque a fait rire le sans-abri. Il s’est bidonné comme une hyène. « Vous avez lu la critique de Butch Cassidy par Pauline Kael ? Bon Dieu ! elle détestait, a-t-il dit.

Ni Lizzie ni Ed (le garçon qui voulait frapper JJ) ne savaient qui était Pauline Kael, mais moi, je possédais des recueils de ses critiques (…) Je ne veux vraiment, vraiment, pas coucher avec lui, a dit Ed. et j’ai vraiment envie de lui allonger une mandale. Mais il faut qu’il frappe le premier.

- Vous voyez ? a dit Lizzie. Erotisme homo, avec un zeste de sado-masochisme. Allez, embrasse-le qu’on en finisse.

- Embrasse-le, a répété le sans-abri à l’intention d’Ed. Embrasse-le ou colle-lui une beigne. Mais un peu d’action, que diable ! »

Les oreilles de Ed n’auraient pas pu être plus rouges (signe chez lui de colère),  au point que je me suis demandé si elles n’allaient pas s’enfammer et finir carbonisées. » (JJ, p.298)

 

15.04.2009

ça arrive près de chez nous : le 8ème salon du livre d'expression populaire

et de critique sociale se tiendra ce premiersalonArrasPop.jpg mai à Arras:

http://www.coleresdupresent.com/cgi-bin/db2www.cgi/colere...

Vousq trouverez tous les renseignements nécessaires ici (programme, horaire, lieux des manifestations...)

http://001.images.atoo.net/atooentreprise/7/static/200904...

alors bon 1er mai... militant?!?

Infos E.D.

Toutes les notes