31.05.2009

La réflexion du Dimanche 31/05

Par ce beau temps d'été et avec un long week-end en perspective, une citation pour les amoureux de la littérature de jeunesse.

"Je n'aime pas l'appellation livre pour enfants. On dirait qu'il s'agit d'un engrais destiné à faire pousser des salades ou d'une catégorie de nourriture pour animaux."

R. Topor, 1984, qui ajoute d'ailleurs plus loin, "Il y a des enfants stupides et des adultes idiots. Mais pas dans les mêmes proportions."

Bonne méditation à tous (et bonnes révisions aux élus!)

C.

30.05.2009

Le Rapport Apparu de la Réforme du Lycée

La conférence de Presse du 27 mai 2009 a permis la présentation de trente propositions  pour la nouvelle mouture de la réforme du Lycée Générale et Technologique, suspendue un premier temps le 15 décembre 2008.

Parmi ces propositions, que retenir :

- l'objectif de conduire 50 % d'une classe d'âge à un diplôme de l'enseignement supérieur

- organisation des enseignements en Culture Générale, Approfondissement/ exploration, Accompagnement.

- trois heures hebdomadaires d'enseignements d'accompagnement, en côte à côte plutôt qu'en face à face

- cinq heures hebdomadaires de « travail à la maison » mais organisées aux lycées

-varier les modes d'évaluation

- conserver l'examen national du Bac pour les 5 matières principales (Français, philosophie, Histoire géographie et 2 épreuves de la spécialisation), les autres étant contrôlé en cours de formation, attribuer un fort coefficient au Bac à la présentation d'un projet personnel élaboré pendant le temps d'accompagnement, devant un jury.

- plusieurs mesures pour améliorer l'orientation professionnelle

- création de « sas » : rattrapage pendant l'été en fin de seconde, de réorientation en première à mi-parcours ou en fin d'année.

- modifier l'accès à l'enseignement supérieur.

Les grandes lignes directrices paraissent être une spécialisation progressive en cycle terminal à partir de seconde de détermination, la mise en place de cours (accompagnement, travaux dirigés) basés sur d'autres organisations pédagogiques avec  la promotion d'un projet personnel de l'élève (TPE ?), promouvoir les thèmes de convergence et des offres disciplinaires adaptées (10% de la dotation horaire), une réorganisation des horaires basée sur 30heures de cours +5 de travail personnel avec plus de flexibilité pour une fin des cours à 15 heures, renforcement de la sensibilisation à l'orientation professionnelle et faciliter les ré-orientation tout en évitant le redoublement, création de quotas dans l'enseignement supérieur (IUT, Classes prépas, Grandes écoles). La mise en œuvre de ces différentes mesures devrait s'échelonner entre les rentrées 2010 et 2012.

http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/200...

Il est encore trop tôt pour voir comment ces mesures pourraient réellement être mise en place et comment elles influeront sur le travail des enseignants documentalistes. Cependant,  la mesure 12 concernant l'importance pour le bac du projet personnel de l'élève, dans la continuité des TPE, amènera probablement à un renforcement de des besoins des élèves en recherche documentaire, comme l'organisation de 5 heures hebdomadaires de « travail à la maison » (mesure 7) devrait créer de nouvelles utilisations de l'espace CDI, comme l'accompagnement éducatif au collège.

A suivre de près.

C.

29.05.2009

Note sur la presse

Sur la presse, on peut signaler un petit ouvrage dans la collection "Classiques & Contemporains" intitulé La Presse dans tous ses états, avec un appareil pédagogique de Jocelyne Hubert. C'est un recueil de 100 articles, de tous âges et de tous genres...

Sur l'histoire de la presse, en quelques points :

- les premiers moyens de communication : les Incas avaient une grande route de 2400 km avec des relais tous les 20 km ; chaque coureur apprenait par cœur le message que lui transmettait celui qui le précédait. Les nouvelles mettaient 10 jours pour arriver. Signaux de fumée ; tam-tams ; pigeons voyageurs...

- 1438 : l'imprimerie de Gutenberg

- 1631 : Théophraste RENAUDOT lance La Gazette le 30 mai, premier "journal" en France.

- 1631-1789 : 300 à 400 journaux sont apparus

- 1695 : l’Angleterre est le premier pays à accorder la liberté de la presse

- 1789 : "la libre communication de la pensée et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme" (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen)

- 1789-1899 : 3550 journaux sont apparus - selon l’historien américain Jérémy Popkin, près de 300.000 ex. à Paris ch. semaine en 1792-1794 et 80.000 ex. en Province - Août 1789 : Journal des Débats et des décrets - Nov. 1789 : Le moniteur - Jean-Paul Marat : "L’ami du peuple" ; Camille Desmoulins "Le vieux cordelier" - 1791 : la constitution américaine reconnaît la liberté de la presse - Napoléon Bonaparte hostile à la liberté de la presse. Il réduit le nombre des journaux parisiens à 4 qu’il contrôle totalement. Un journal par département, qu’il contrôle. Dès son coup d’Etat : "Si je lâche la bride à la presse, je ne resterai pas trois mois au pouvoir" - 1815-1848 : 18 modifications du régime de la presse

- 1826 : LE FIGARO  (eh oui, c'est vieux !...)

- 1830 : des ordonnances de Charles X visant la presse mènent à la révolution de juillet - Naissance de la presse moderne : Emile DE GIRARDIN - juillet 1836 : La presse (20 000 abonnés)  prix d’abonnement très bas ; on compense par la publicité. Girardin veut faire coïncider le nombre des lecteurs avec le nombre des électeurs (censitaires). "Tandis que l’abonnement doit payer le papier, l’impression et la distribution, la publicité paiera la rédaction et l’administration et fournira le bénéfice du journal". On recourt à l’affermage (on loue un espace à une agence qui le remplit). On crée des romans feuilletons (Hugo, Dumas, Sue) - fév. 1848 : 450 clubs et 200 journaux - Second Empire : avertissements : (1er : sans conséquence ; 2e : une suspension ; 3e : supression) - 1863 : Le Petit Journal - 1870 : 37 exemplaires par 1000 habitants - 1878 : sur 47 quotidiens, 42 ont une tendance politique avouée, 22 républicains, 13 monarchistes, 7 bonapartistes

- 29/07/1881 : loi sur la liberté d’expression, permettant une interdiction administrative sans débats ni appels des œuvres d’art, réprimant l’ « outrage aux bonnes mœurs », notion floue s’il en est - 1900 : entre 50 et 70 quotidiens à Paris - 1901-1912 : L’Assiette au beurre - 1914 : 244 ex. par 1000 habitants ; 5 millions d’ex pour la PQN (Le Petit Journal, le Petit parisien, le Matin et le Journal) - 1915 : création duCanard Enchaîné  par des anarchistes - 1920 : naissance de la radio - 1935 : loi qui donne une définition économique du journaliste : celui qui a pour occupation principale, régulière et rétribuée le journalisme et l’exerce dans une ou plusieurs publications quotidiennes ou périodiques, ou dans une ou plusieurs agences de presse et en tire le principal de ses ressources. Cela conditionne l’accès à la carte de presse. Une commission carte de presse se met en place avec des représentants des employeurs, journalistes élus par leurs pairs pour une durée de 3 ans - 1939 : décret-lois Daladier pour encourager la natalité et protéger la famille

- 1945 : « année zéro » de la presse française. La profession de journaliste est celle qui fera l’objet de la plus forte épuration, même s’il n’y pas de sanctions véritables que pour 8% de la profession. Renouvellement de la profession journalistique : fort augmentation numérique - 1949 : premier journal télévisé - loi sur les publications destinées à la jeunesse - 1969 : 8090 journalistes selon la définition donnée par la loi de 1935

- 1973 : LIBERATION

- 1976 : EL PAIS

- 09/11/1981 : fin du monopole radiophonique en France

- 1999 : 12% des journalistes ont un diplôme d’école de journaliste, 90% ont un diplôme d’école supérieure (CFJ, ESJ, IUT Bordeaux, CUEJ Strasbourg, IUT Tours, CELSA, Ecole de journalisme à Marseille, IPJ, IUT Rennes I)

- 2004 : 36148 journalistes dont les 2/3 sont mensualisés, 5500 pigistes officiels, 1750 demandeurs d’emploi. 75% dans la presse écrite ; 7.5% dans la radio ; 7.5% dans les agences de presse ; 9.5% TV

28.05.2009

Prix des lectrices de Elle

Le Grand prix des lectrices du magazine féminin Elle a été attribué à Claudie Gallay pour son roman Les Déferlantes qui a pour décor un village normand du bout du monde (Info Métro du jeudi 28 mai 2009).

Ce roman avait  déjà été classé par le magazine Lire parmi les 20 meilleurs de l'année 2008 et avait été salué par un coup de coeur de la rédaction (http://www.lire.fr/critique.asp/idC=52237/idTC=3/idR=218/...).

Affaire à lire.

C.

26.05.2009

le livre de la semaine (9)

Cette semaine, un petit livre très intéressant, Matin brun de Frank Pavloff, dont - exceptionnellement -, on vous fournit le texte intégral :

Les jambes allongées au soleil, on ne parlait pas vraiment avec Charlie, on échangeait des pensées qui nous couraient dans la tête, sans bien faire attention à ce que l’autre racontait de son coté. Des moments agréables, où on laissait filer le temps en sirotant un café. Lorsqu’il m’a dit qu’il avait dû faire piquer son chien, ça m’a surpris, mais sans plus. C’est toujours triste un clebs qui vieillit mal, mais passé quinze ans, il faut se faire à l’idée qu’un jour ou l’autre il va mourir.
— Tu comprends, je pouvais pas le faire passer pour un brun.
— Ben, un labrador, c’est pas trop sa couleur, mais il avait quoi comme maladie ?
— C’est pas la question, c’était pas un chien brun, c’est tout.
— Mince alors, comme pour les chats maintenant ?
— Oui, pareil.
Pour les chats, j’étais au courant. Le mois dernier, j’avais dû me débarrasser du mien, un de gouttière qui avait eu la mauvaise idée de naître blanc, taché de noir.
C’est vrai que la surpopulation des chats devenait insupportable, et que d’après ce que les scientifiques de l’Etat National disaient, il valait mieux garder les bruns. Que des bruns. Tous les tests de sélection prouvaient qu’ils s’adaptaient mieux à notre vie citadine, qu’ils avaient des portées peu nombreuses et qu’ils mangeaient beaucoup moins. Ma foi, un chat c’est un chat, et comme il fallait bien résoudre le problème d’une façon ou d’une autre, va pour le décret qui instaurait la suppression des chats qui n’étaient pas bruns.
Les milices de la ville distribuaient gratuitement des boulettes d’arsenic. Mélangées à la pâtée, elles expédiaient les matous en moins de deux.
Mon cœur s’était serré, puis on oublie vite.

Les chiens, ça m’a surpris un peu plus, je ne sais pas trop pourquoi, peut-être parce que c’est plus gros, ou que c’est le compagnon de l’homme, comme on dit. En tous cas, Charlie venait d’en parler aussi naturellement que je l’avais fait pour mon chat, et il avait sans doute raison. Trop de sensiblerie ne mène pas à grand chose, et pour les chiens, c’est sans doute vrai que les bruns sont plus résistants.
On n’avait plus grand chose à se dire, on s’était quittés mais avec une drôle d’impression. Comme si on ne s’était pas tout dit. Pas trop à l’aise.

Quelques temps après, c’est moi qui avais appris à Charlie que le Quotidien de la ville ne paraîtrait plus.
Il en était resté sur le cul : le journal qu’il ouvrait tous les matins en prenant son café-crème !
— Ils ont coulé ? Des grèves, une faillite ?
— Non, non, c’est à la suite de l’affaire des chiens.
— Des bruns ?
— Oui, toujours. Pas un jour sans attaquer cette mesure nationale. Ils allaient jusqu’à remettre en cause les résultats des scientifiques. Les lecteurs ne savaient plus ce qu’il fallait penser, certains même commençaient à cacher leur clébard !
— A trop jouer avec le feu...
— Comme tu dis, le journal à fini par se faire interdire.
— Mince alors, et pour le tiercé ?
— Ben mon vieux, faudra chercher tes tuyaux dans les Nouvelles Brunes. Il n’y a plus que celui-là. Il parait que coté courses et sports, il tient la route.
Puisque les autres avaient passé les bornes, il fallait bien qu’il reste un canard dans la ville, on ne pouvait se passer d’informations tout de même.
J’avais repris ce jour-là un café avec Charlie, mais ça me tracassait de devenir un lecteur des Nouvelles Brunes. Portant, autour de moi, les clients du bistrot continuaient leur vie comme avant : j’avais sûrement tort de m’inquiéter.

Après, ça a été au tour des livres de la bibliothèque, une histoire pas claire, encore. Les maisons d’édition qui faisaient partie du même groupe financier que le Quotidien de la ville étaient poursuivis en justice et leurs livres interdits de séjour sur les rayons des bibliothèques. Il est vrai que si on lisait bien ce que ces maisons d’édition continuaient de publier, on relevait le mot chien ou chat au moins une fois par volume, et sûrement pas toujours assorti du mot brun. Elles devaient bien le savoir tout de même.
— Faut pas pousser, disait Charlie, tu comprends, la nation n’a rien à y gagner à accepter qu’on détourne la loi, et à jouer au chat et à la souris. Brune, il avait rajouté en regardant autour de lui, souris brune, au cas où on aurait surpris notre conversation.
Par mesure de précaution, on avait pris l’habitude de rajouter brun ou brune à la fin des phrases ou après les mots. Au début, demander un pastis brun, ça nous avait fait drôle, puis après tout, le langage c’est fait pour évoluer et ce n’était pas plus étrange de donner dans le brun que de rajouter putain con, à tout bout de champ, comme on le fait par chez nous. Au moins on était bien vus et on était tranquille.
On avait même fini par toucher le tiercé. Oh, pas un gros, mais tout de même notre premier tiercé brun. Ca nous avait aidés à accepter les tracas des nouvelles réglementations.

Un jour, avec Charlie, je m’en souviens bien, je lui avais dit de passer à la maison pour regarder la finale de la Coupe des coupes, on a attrapé un sacré fou rire. Voilà pas qu’il débarque avec son nouveau chien !
Magnifique, brun de la queue au museau, avec des yeux marrons.
— Tu vois, finalement, il est plus affectueux que l’autre, et il m’obéit au doigt et à l’œil. Fallait pas que j’en fasse un drame pour un labrador noir.
A peine il avait dit cette phrase que son chien s’était précipité sous le canapé en jappant comme un dingue. Et gueule que je te gueule, et que même brun, je n’obéis ni à mon maître ni à personne !
Et Charlie avait soudain compris.
— Non, toi aussi ?
— Ben oui, tu vas voir.
Et là, mon nouveau chat avait jailli comme une flèche pour grimper aux rideaux et se réfugier sur l’armoire. Un matou au regard et aux poils bruns. Qu’est-ce qu’on avait ri ! Tu parles d’une coïncidence !
— Tu comprends, je lui avais dit, j’ai toujours eu des chats, alors... Il est pas beau, celui-ci ?
— Magnifique, il m’avait répondu.

Puis on avait allumé la télé, pendant que nos animaux bruns se guettaient du coin de l’œil.
Je ne sais plus qui avait gagné, mais je sais qu’on avait passé un sacré bon moment, et qu’on se sentait en sécurité. Comme si faire tout simplement ce qui allait dans le bon sens dans la cité, nous rassurait et nous simplifiait la vie. La sécurité brune, ça pouvait avoir du bon. Bien sûr, je pensais au petit garçon que j’avais croisé sur le trottoir d’en face, et qui pleurait son caniche blanc, morts à ses pieds. Mais après tout, s’il écoutait bien ce qu’on lui disait, les chiens n’étaient pas interdits, il n’avait qu’à en chercher un brun. Même des petits, on en trouvait. Et comme nous, il se sentirait en règle et oublierait vite l’ancien.

Et puis hier, incroyable, moi qui me croyais en paix, j’ai failli me faire piéger par les miliciens de la ville, ceux habillés de brun, qui ne font pas de cadeau. Ils ne m’ont pas reconnu, parce qu’ils sont nouveaux dans le quartier et qu’ils ne connaissent pas encore tout le monde.
J’allais chez Charlie. Le dimanche, c’est chez Charlie qu’on joue à la belote. J’avais un pack de bières à la main, c’était tout. On devait taper un carton deux, trois heures, tout en grignotant. Et là, surprise totale : la porte de son appart avait volé en éclats, et deux miliciens plantés sur le palier faisaient circuler les curieux. J’ai fait semblant d’aller dans les étages du dessus et je suis redescendu par l’ascenseur. En bas, les gens parlaient à mi-voix.
— Pourtant son chien était un vrai brun, on l’a bien vu, nous !
— Ouais, mais ce qu’ils disent, c’est que, avant, il avait un noir, pas un brun. Un noir.
— Avant ?
— Oui, avant. Le délit maintenant, c’est d’en avoir eu un qui n’aurait pas été brun. Et ça, c’est pas difficile à savoir, il suffit de demander au voisin.
J’ai pressé le pas. Une coulée de sueur trempait ma chemise. Si en avoir eu un avant était un délit, j’étais bon pour la milice. Tout le monde dans mon immeuble savait qu’avant j’avais eu un chat noir et blanc. Avant ! Ça alors, je n’y aurais jamais pensé !

Ce matin, Radio Brune a confirmé la nouvelle. Charlie fait sûrement partie des cinq cents personnes qui ont été arrêtées. Ce n’est pas parce qu’il aurait acheté récemment un animal brun qu’on aurait changé de mentalité, ils ont dit. « Avoir un chien ou un chat non conforme, à quelque époque que ce soit, est un délit ». Le speaker a même ajouté « injure à l’Etat National ».
Et j’ai bien noté la suite. Même si on n’a pas eu personnellement un chien ou un chat non conforme, mais que quelqu’un de sa famille, un père, un frère, une cousine par exemple, en a possédé un, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, on risque soi-même de graves ennuis.

Je ne sais pas où ils ont amené Charlie. Là, ils exagèrent. C’est de la folie. Et moi qui me croyais tranquille pour un bout de temps avec mon chat brun.
Bien sûr, s’ils cherchent avant, ils n’ont pas fini d’en arrêter des proprios de chats et de chiens.

Je n’ai pas dormi de la nuit. J’aurais dû me méfier des Bruns dès qu’ils nous ont imposé une première loi sur les animaux. Après tout, il était à moi mon chat, comme son chien à Charlie, on aurait dû dire non. Résister davantage, mais comment ? Ca va vite, il y a le boulot, les soucis de tous les jours. Les autres aussi baissent les bras pour être tranquilles, non ?

On frappe à la porte. Si tôt le matin, ça n’arrive jamais. J’ai peur. Le jour n’est pas levé, il fait encore brun dehors. Mais arrêtez de frapper si fort, j’arrive.

 

25.05.2009

Police à l'école...

Le Ministre de l'Education Nationale était ce soir sur France 2 dans l'émission de débat "Mots croisés" en compagnie de représentants des enseignants et d'un député de Conseil Général pour parler des violences scolaires et des propositions de prévention de l'Etat (portique, droit de fouille pour le personnel administratif). Le débat était tendu car si  le constat parait sans équivoque : il y a de la violence à l'Ecole et il faut la sanctuariser, les définitions des termes et les solutions variaient d'un intervenant à l'autre. Du problème des moyens humains (formés!) versus moyens techniques, du contexte politique et de la médiatisation des derniers évènements, de l'incivilité des élèves à la responsabilité des parents, j'aimerai retenir une phrase de X. Darcos:

"Y aurait-il une bibliothécaire de plus, un fonctionnaire de plus, cela ne changerait pas grand chose."

Une bibliothécaire avez vous dit, Monsieur le Ministre? Vous vouliez dire un enseignant-documentaliste bien entendu?!?

Il y avait évidemment bien d'autres choses à retenir de ce débat mais les discours étaient finalement assez convenus de part et d'autre, alors on pouvait décider de le regarder par le petit bout de la lorgnette...

A vos commentaires...

Cécilia

 

24.05.2009

"La journée de la jupe" à Roubaix

JournéeJupe.jpgLe 29 mai 2009 a Roubaix au cinéma Le Duplexe, le film "La journée de la jupe" sera projeté en présence de l'équipe du film.

La séance de 14h sera réservé aux scolaires mais la séance de 20h sera pour tout le monde. Avis aux amateurs!

Les séances seront suivis d'un débat.

Pour plus de renseignements, il faut se rendre sur le site de la Communauté urbaine de Lille: http://www.cudl-lille.fr rubrique agenda.

M.

20.05.2009

Chic c'est mercredi !!!!

La semaine de quatre jours et demi va finalement rejoindre celle des quatre jeudis au rayon des causes perdues. Après deux mois de concertation, élus et spécialistes des biorythmes n'ont convaincus ni les enseignats ni les parents d'élèves. Ils se sont heurtés surtout aux difficultés de mises en oeuvre de ce nouveau rythme scolaire avec une heure en moins par jour compensé par le mercredi matin travaillé. Mais pendant ce temps les parents continuent d'avoir le même ryhtme de travail... Alors moins d'heures d'école pour plus d'heures de garderie, la proposition n'a pas fait recette (Informations 20mn du lundi 18/05/09).

C.

19.05.2009

le livre de la semaine (8)

Cette semaine, sociologie, avec un curieux petit ouvrage de Jean-Claude Kaufmann, La trame conjugale, analyse du couple par son linge, publié en 1992. Spécialiste de la famille et de la vie quotidienne, sociologue de l' "ordinarité", Kaufmann est chercheur au CNRS.

"La piste du linge permet de comprendre pourquoi l'idée de partage égalitaire des tâches domestiques entre les hommes et les femmes ne parvient à s'appliquer que de façon limitée, pourquoi les deux conjoints recomposent l'inégalité même quand ils ne la souhaitent pas" (extrait de la quatrième de couverture, Pocket, coll. Agora)

Kaufmann parle ainsi, à propos du linge, de "piège" féminin et d' "hommes-élèves coupables"...

Soyons clair, Kaufmann ne révolutionne pas les grands courants de la théorie sociologique, mais à la marge, par petites touches, de façon quelque peu impressionniste, il apporte une certaine "fraicheur" à une science parfois sclérosée et jargonnante, avec un regard qui lui est propre, expliquant le social par des petites choses de l'intimité. Il est également l'auteur, entre autres, de Premier matin et de La femme seule et le prince charmant.

Il a un côté un peu "battement d'ailes du papillon" plutôt singulier, face aux "mastodontes" d'une macrosociologie structuraliste par exemple, souvent d'inspiration marxiste (Bourdieu, bien entendu, mais aussi d'une certaine façon ses "disciples rebelles" comme Boltanski...)

18.05.2009

La presse à la recherche d'un équilibre économique

La presse se cherche depuis longtemps un nouveau modèle économique. En 2005, un article de l'Expansion présentait ainsi les conclusions du grand magnat des médias outre-Atlantique, Rupert Murdoch qui prévoyait une co-existence entre la presse traditionnelle et les médias electroniques pendant une trentaine d'années tout en investissant près de 1,5 millions de dollars pour acquérir des sites internet (http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/l...). Il y a un an, il prônait l'Internet gratuit avec des sites de presse offrant de l'informations aux internautes. Symbole des difficultés de la presse actuellement outre-Atlantique, il change de stratégie et tente un nouvel équilibre économique avec des sites de presse payants (http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/eclectik/, émission du samedi 16 mai). il faut savoir qu'actuellement un quotidient disparaît chaque semaine aux Etats-Unis. A voir quelles seront les conséquences sur le paysage de la presse numérique en France que l'on peut qualifier de semi-gratuite puisqu'une partie des articles sont généralement en libre-accès (articles du jours ou archives selon les cas)...

Pour ne pas rester sur des nouvelles déprimantes, le faire part de naissance d'un nouveau site d'informations politiques européennes, suite à un appel d'offres de la commission européenne, le 26 mai prochain : http://www.presseurop.eu/ . Animé principalement par Courrier International, ce site proposera une information pluraliste en 10 langues européennes.

A suivre....

C.

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