13.11.2009

de l'importance du mot-clé...

Une petite anecdote saisie au vol sur les informations de France Inter hier à 19h00 : un père séparé de sa fille aux Etats-Unis suite à un divorce difficile la fait recherche sans la trouver. Il monte donc un site web comprenant une seule page indiquant qu'il est à la recherche de sa fille April Becker il y a huit ans. De son côté celle-ci recherche son père sur internet mais ne le trouve pas, le nom Becker étant assez répandu mais surtout parce qu'elle utilise comme mot clé Scott Becker. Ce n'est que cette année en tapant "Scott Becker cherche April" qu'elle a trouvé le site...

Au-delà du battage médiatique fait autour de ces retrouvailles, je trouve cette anecdote très éducative alors qu'il est si difficile de montrer l'intérêt des mots clés à nos élèves... A la fois dans la recherche documentaire mais aussi dans le référencement d'un site!

A voir donc : http://www.aprilbecker.com/

CCD

16.10.2009

Et si on utilisait d'autres moteurs?

Dans la suite directe et si aujourd'hui on se dé-googlisait? voici quelques nouvelles pistes pour chercher une aiguille dans une botte de foin toujours grandissante...

Car si Google apparaît par défaut dans la barre de votre navigateur, que google est votre page d'accueil sur le web, qu'une barre google vous permet de chercher à l'intérieur de vos sites institutionnels préférés, comment s'étonner des  "tu tapes chose dans google" pour ne pas avoir à donner l'adresse web de chose, "tu n'as qu'à chercher "truc" dans google" et autres consignes google pédagogiques ou non!

Pour les élèves le web c'est google car c'est leur porte d'entrée inévitable. A la question :" d'où vient cette information" la réponse traditonnelle dans un premier temps est "dans google", avant de pouvoir obtenir le nom du site, même lorsque c'est le célèbre wikipédia...

Alors changeons tout, les barres de recherche, les pages d'accueil par défaut et proposons autre chose. Si Xeoo et Bing peinent encore à convaincre, Altavista ou Ask apportent d'autres pages de résultats souvent intéressantes, Exalead a le mérite d'être français et de proposer des mots-clé pour rebondir dans sa recherche, et le petit nouveau indien Yauba paraît très prometteur avec une autre logique de recherche et de présentation des résultats : http://fr.yauba.com/?sttname=about_us&vid=l9019928I12...

Le tout évidemment dépend de la recherche que l'on fait et des habitudes que l'on se construit qui nous amène à jongler entre moteurs selon les recherches à effectuer.

Et pour les élèves alors? Si pour le collège, la page d'entrée  "leCDI.net" est très pédagogique, pour le lycée on peut proposer plutôt un métamoteur qui réduira le bruit souvent très mal géré par les élèves. Personnellement je tenterai bien une petite expérience en mettant Ixquick par défaut car il est efficace, très clair dans sa présentation et dont on peut facilement faire une exploitation pédagogique... Les réactions des élèves auxquels je l'ai proposé sont pour l'instant très positive. Je vous tiendrai au courant..

Et vous qu'utilisez vous? Pour vous? Que conseillez vous aux élèves?

CCD

 

14.10.2009

Le mythe des inventions google

Google est sur tous les fronts avec ses outils mis à disposition "gratuitement" qui laisse toute notre vie déposée sur une objet google ou un autre. Les derniers en date : Google sidewiki pour faire des commentaires directement dans le navigateur avec une fenêtre à gauche des sites visités qui affiche les avis laissés par les autres utilisateurs (DirectLille du 28/09/2009), la traduction avec un logiciel téléchargeable permettant la traduction de page en 51 langues (DirectLille du 05/10/2009) ou, encore seulement pour le monde anglo-saxon, l'application Fastflip pour transformer google en kiosque universel permettant de feuilleter des articles présentés sous forme de pages web (Directsoir du 01/09/2009).

Le récit de la naissance de Google Street View tel que raconté lors d'une interview de son directeur français (20 mn du 12/09/2009) montre bien le mode de fonctionnement Google et la promotion d'un modèle créatif basé sur les idées de ses collaborateurs (cf le documentaire télé commenté sur ce même blog). Créé sur le modéle d'une start up au sein de Google par un employé de Google Books et un collègue, google street view est maintenant intégré comme les autres outils Google... Rien ne sort de la maison mère qui se donne pourtant l'image de la petite structure qui bricole...

Par ce mode de fonctionnement, en favorisant des tests des employés que Google prend de plus en plus de place dans notre vie numérique et acquiert un droit de regard sur nos données numériques...

Alors tous googlisés? Et si on commençait par essayer de sortir du monde Google avant que celui-ci soit définitivement devenu le web et les logiciels... Y a pas que google dans le web... ni dans nos ordinateurs!

CCD

22:05 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : google, widget

14.05.2009

Des journaux piégés par Wikipédia

Petite information dénichée sur Lille Plus du 12/05/09, Wikipédia, une source à vérifier... : Une blague d'étudiant qui prend au piège de grand journaux comme The Guardian ou The Independant voilà la magie de Wikipédia. En ajoutant une fausse citation dans la biographie du compositeur Maurice Jarre, décédé en mars dernier, un étudiant irlandais voulait faire une expérience, pensant que cette information se retrouvrait dans des blogs ou des sites mais pas sur des journaux de qualité comme il l'a déclaré au quotidien Irish Times...

Voilà une petite info à conserver et à transmettre aux élèves, souvent des utilisateurs réguliers de l'encyclopédie collaborative dans le cadre de l'éducation aux médias...

C.

13.05.2009

Hadopi à une courte majorité

Après de multiple péripéties l'Assemblé Nationale a adopté hier la loi Hadopi à 296 voix contre 233. Mais l'histoire n'est pas finie entre la saisie du Conseil constitutionnel par le groupe socialiste et le débat au niveau du parlement européen.... La loi Davdsi s'était déjà heurtée au principe d'égalité en 2006 qui avait abouti à son enterrement.(Le Monde, 12/05/09).

Hadopi, c'est le révélateur des contradictions des modèles économiques construit autour d'Internet : la multiplication des outils de lecture tant de musique que de vidéo fonctionnant avec des formats compressés destinés au téléchargement, les taxes déjà mises en place sur les CDrom et les DVDroms dans le cadre du droit à la copie, les systèmes de protection qui rendent parfois impossible la lecture des produits achetés offrent une image peu cohérente au consommateur : d'un côté on l'incite à acheter des produits Hi-tech de plus en plus nombreux, avec souvent une offre légale de téléchargement qui ne suit pas, de l'autre les industries du disque principalement stigmatisent les pratiques des internautes... Le droit d'auteur s'éfface derrière les ayants-droits et les destinataires des taxes paraissent finalement assez éloignés des auteurs/créateurs. Si on ajoute à cela le développement du modèle économique du tout gratuit sur le net comme ailleurs, il est difficile pour nombre d'internautes de se sentir coupable lorsqu'il télécharge sur internet... Et c'est peut-être là que cette loi finalement passe à côté de l'objectif, les débats ayant montré plus l'appétit des grandes multinationales que l'intérêt du droit d'auteur.

Et si la mise en oeuvre pratique de cette loi tarde encore un peu à se faire, les internautes ont déjà listé les moyens de se protéger des entreprises privées qui devraient être chargées de repérer sur les réseaux les identifiants des ordinateurs qui servent aux téléchargements. Pour avoir une signification, cette loi devra être applicable à tous, ce qui représente des milliers d'IP à laquelle envoyer un premier avertissement et donc des milliers d'infractions constatées à vérifier par la future Haute autorité. Entre les difficultés techniques, les logiciels développés pour effacer les traces des habitués du téléchargement, la difficulté de vérifier les infractions, qui sera au final véritablement sanctionné par cette loi ? et qui profitera de cette protection contre les téléchargements illégaux : les créateurs ou les industriels de l'audiovisuel?

A suivre

C.

22:52 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : hadopi

28.04.2009

La grande méchante entreprise ?

Après Microsoft, c'est Google qui commence à faire l'unanimité contre lui dans le monde. Le grand méchant Google à force d'expérimentations arrive à faire râler tout le monde : agrégation de news sur la page d'accueil Google qui font grincer des dents les producteurs d'infos, projet avorté de bibliothèque mondiale faute de pouvoir acquérir les droits nécessaires, soutien aux radios retiré lorsque la politique de Google change, des producteurs de logiciels qui s'estiment lésés par les usages de Google... La fronde commence à rassembler de très nombreux intervenants du monde de l'Internet... (billet d'humeur entendu sur France Inter ce matin)

Peut-être est-il temps pour nous pauvres utilisateurs dépouillés de leur intimité numérique de choisir d'autres moteurs de recherches?

Alors cliquez utile!

C.

26.04.2009

La réflexion du Dimanche 26/04

Ce dimanche, il va falloir travailler un peu pour découvrir l'auteur et l'origine de la citation  mais ce ne derait pas être difficile pour les étudiants studieux :

"Il faut impérativement leur apprendre à se repérer dans cette immmense bibliothèque mondiale où rien n'est hiérarchisé!"

J'attends vos réponses et vos commentaires!

Bonne méditation.

C.

24.04.2009

Place de la Toile se donne à voir

Sur France culture, l'émission Place de la Toile s'est transporté à La Cantine à Paris, haut lieu des TIC, pour une émission qui traite notamment des biblitohèques numériques dont Europeana et la toute nouvelle Blibothèque numérique mondiale.

Pour découvrir ou re-découvrir l'émission, vous pouvez la visionner sur : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissio... et l'écouter bien sûr!

Bonne écoute

C.

21.04.2009

La bibliothèque numérique mondiale

Le projet d'une bibliothèque numérique mondiale au contenu multilingue a été lancée par une proposition de la Bibliothèque du Congrès avec le support de l'Unesco. Mise en ligne aujourd'hui, avec plus d'un millier de documents du monde entier, la Bibliothèque Numérique Mondiale est surtout une vitrine des patrimoines culturels (livres mais surtout cartes et illustrations) des pays participants. La conception de la page d'accuel incite en effet à la flanerie par continent parmi des documents exceptionnels.

La recherche est aussi possible, évidemment, grâce au catalogage simplifié des documents, soit en navigant par Lieu/période/thème/institution soit par une recherche de type plein texte.

Un très bel objet que l'on visite comme un musée plutôt que comme une bibliothèque...

http://urfistinfo.blogs.com/urfist_info/2009/04/le-jour-j...

C.

A voir, côté littérature jeunesse

http://www.wdl.org/fr/item/338/ (Contes de Hans Andersen, XXème s.)

http://www.wdl.org/fr/item/355/ (Fables de la Fontaine, XIXème s.)

 

18.04.2009

Flicage du web ?

Version prévention, séance de sensibilisation , fin mars, des parents aux dangers du web grâce à un outil pédagogique élaboré par des gendarmes du Pas-de-Calais.

Le pire du web, entre aide au suicide, apologie du IIIème Reich, traque de pédophile sur le net, escroquerie à la carte bancaire montée par des ados..., a été ainsi présenté aux parents avec force exemples effrayants et éffarants pour bien faire passer le message que les enfants sont loin d'être à l'abri derrière leur ordinateur!

(Voix du Nord du 01/04/2009, édition d'Arras, rubrique faits divers/justice)

Version enquête, les vérifications de la police sur le web 2.0., le plus grand fichier de police!

La simple navigation dans les informations personnelles rendues publics par l'intermédiaire des réseaux sociaux comme Facebook permettent d'identifier le réseau personnel de la personne sur le compte duquel on enquête : amateurs de Facebook, attention à qui vous vous liez....

Et pour une bonne vengeance froide, pourquoi ne pas usurper l'identité de son pire ennemi sur un réseau social et lui attribuer quelques mauvaises expériences... Mais attention les conséquences peuvent être redoutables pour la personne  car les agences de recrutement n'hésitent pas se servir de Facebook plutôt que du CV.

Et pas si évident de faire disparaître des données compromettantes, essayez d'effacer votre profil Facebook pour voir, même la CNIL ne peut garantir que vous y parviendrez...

Enfin sachez qu'en France il y a un vide juridique concernant l'usurpation d'identité sur les supports numériques pour l'instant et que les informations déposées sur les réseaux sociaux peuvent être très bien hébergées dans des serveurs étrangers ne dépendant pas de la loi française...

(Metro du 17/04/09, édition Lille métropole, rubrique l'info)

Alors avant de déposer des photos compromettantes prises dlors de votre dernière fête, réfléchissez bien, une fois publiées sur le web vous ne savez pas dans quelles mains elles tomberont, même longtemps après que vous les ayez oubliées...

C.

 

Toutes les notes